COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La répression s’abat sur ceux qui ont osé dire tout haut le vécu de centaine de milliers de salariés détachés en France en 2013.

 

Depuis deux semaines, nous avons mis au grand jour le scandale des salariés détachés sur la ligne LGV Bretagne Pays de Loire, courriers, contrat de travail, fiches de paye à l’appui. Ceux-ci s’étaient mis en grève le 27 novembre et les jours suivants.

 

A la faveur de la discussion et de l’adoption d’une directive d’application européenne de la directive 71/96, la presse s’est fait l’écho de la situation des salariés détachés.

 

Très souvent la presse nous a demandé des contacts directs avec ses salariés.

 

Devant la presse, la direction d’Eiffage jouait les Ponce-Pilate, les directions d’EMF et Matière protestaient de leur innocence et juraient leur bonne foi.

 

Aujourd’hui les masques tombent. Un mois après le refus de l’agrément d’EMF par Eiffage (lettre du 31 octobre 2013),

 

  • EMF est toujours présent sur le site de la Gravelle ;

 

  • Les garde-chiourmes d’Eric Tripodi, patron d’EMF et des boites d’intérim « portugaises » Geométrifronteira et Abok Cecendias employeur des salariés détachés, Romain Lintingre et Nuno Machado, exercent une forte pression sur les ouvriers qui ont posé pour la photo, pour savoir comment ils ont pu contacter le journaliste. Ils les intimident, leur ont fait écrire une lettre explicative.

 

Ils ont annoncé aux ouvriers que leur soutien présent sur le site ayant été viré, ils seront tous renvoyés.

 

Les 150€ qu’EMF devaient payer à l’un des ouvriers qui a posé pour la photo, n’ont pas été payés: Nuno Machado lui a montré ça photo dans le journal en disant: “Voici tes 150€”.

 

Cette semaine ils attendent le salaire du mois de décembre, car à la fin de la semaine prochaine ils partent au Portugal. Cependant Lintingre et Machado leurs ont annoncé aux salariés qu’ils ne toucheraient pas leur salaire tant que ces derniers n’auront pas tout dit.

 

Nous saisissons la DIRECCTE, le Ministère du travail qui ont la connaissance complète de ce dossier, les directions d’EIFFAGE et MATIERE qui ne peuvent se laver les mains de ces atteintes aux droit les plus élémentaires de la dignité humaine.

 

Nous comptons sur tous pour mettre au grand jour ces agissements qui voudraient créer l’omerta. Nous n’admettons pas et personne ne peut admettre qu’une situation comme celle-ci puisse se produire et perdurer en 2013, en France!

 

Contacts :   

Yves Gauby 06 45 44 88 43
René De Froment : 06 09 62 66 49