Immense mobilisation. Une seule issue : LE RETRAIT

A l’image de la tour Eiffel fermĂ©e pour cause de grĂšve, la mobilisation pour le retrait du projet de loi El Khomri et l’écriture d’un code du travail du 21Ăšme siĂšcle a Ă©tĂ© un vĂ©ritable succĂšs. Au soir de ce 31 mars nous recensons prĂšs d’1,2 million manifestants dans 250 villes avec plusieurs milliers d’arrĂȘts de travail.

 

Cette mobilisation est Ă  l’image des 70% de français qui veulent le retrait de ce projet de loi. Dans de nombreuses manifestations, l’unitĂ© syndicale dĂ©passait largement le cadre des organisations qui avaient appelĂ©es.

 

Le gouvernement doit retirer son texte. Inutile de s’entĂȘter plusieurs semaines comme pour la constitutionnalisation de la dĂ©chĂ©ance de nationalitĂ© et les mesures d’état d’urgence. Les recettes qu’il propose avec le Medef, sont toujours ringardes, cela fait plus de 30 ans en France comme en Europe que s’applique une baisse des droits des salariĂ©s, du coĂ»t du travail avec pour seules consĂ©quences une montĂ©e du chĂŽmage et une augmentation des dividendes versĂ©s aux actionnaires (+25% en 2015).

 

Dans un contexte de hausse du chĂŽmage et d’explosion de la prĂ©caritĂ©, ce texte va favoriser le dumping social. Cela exacerberait encore plus la mise en concurrence entre des salariĂ©s, des entreprises sur un mĂȘme territoire, une mĂȘme branche. Elaborer un code du travail pour chaque entreprise, cela ne crĂ©era en aucun cas des emplois pĂ©rennes nĂ©cessaires Ă  la relance Ă©conomique et Ă  l’investissement.

 

La jeunesse crie partout « on vaut mieux que ça !  » avec elle, la CGT est disponible pour construire ce «  mieux  ».

 

Nous proposons un nouveau statut du travail salariĂ©s avec des droits attachĂ©s Ă  la personne et transfĂ©rables d’une entreprise Ă  l’autre, avec une sĂ©curitĂ© sociale professionnelle pour ne plus passer par la case « chĂŽmage » en cas de changement d’entreprises. Nous proposons de travailler moins pour travailler mieux et travailler tous. Nous exigeons une autre rĂ©partition des richesses et l’augmentation des salaires et des pensions.

 

Avec l’ensemble des organisations syndicales à l’initiative de ce 31 mars, nous allons proposer de poursuivre et amplifier l’action, les grùves, les manifestations, notamment le 5 avril en direction des parlementaires, le samedi 9 avril et aprùs, jusqu’au retrait de ce projet de loi et pour l’obtention de nouveaux droits sociaux.

 

Montreuil, le 31 mars 2016